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INTERNATIONAL / GRANDE-BRETAGNE DES VIOLENCES ANTI-MIGRANTS

Des violences ont récemment éclaté en Grande-Bretagne et le Gouvernement Britannique ne parvient pas à y remédier. En fait c’est la crise des migrants générant une succession de violences, des exactions, troubles et criminalité. Le Choc, la peur des uns et des autres est palpables car, la dernière vague de violences concernait une diversité de personnes aux cultures différentes. Il y a des ferments car, cette furie contre les migrants était davantage engendrée par la récente tragédie dans la ville de Southport. Un jeune homme de 17 ans d’origine rwandaise, avait grièvement poignardé trois fillettes le 29 juillet 2024 au  cours d’une séance de danse. Il y a eu des soulèvements, des manifestations de tout le monde, même des fans de football et militants de la Ligue de défense anglaise qui est évidemment un parti d’extrême droite. Même des mosquées ont été attaquées, des bureaux de la police saccagés, des voitures et bâtiments incendiés. Pire, les manifestants martelaient haut et fort vouloir récupérer leur pays .

    Il fallait une intervention urgente des pouvoirs publics. C’est ainsi que Keir Starmer, le Premier ministre britannique  minimisant les troubles, les qualifiant de simples événements ponctuels causés par le problème de Southport. Même les précisions fournies que l’auteur n’était pas un immigré n’ont rien résolu. On dirait un schéma bien tracé. Car depuis le 17 juillet, un demandeur d’asile jordanien avait agressé une policière. Et Il a évité de faire des travaux d’intérêt général comme ne parlant pas anglais. Par la suite, on observa aussi la répression des émeutes étudiantes au Bangladesh,  s’étendant aux rues de Whitechapel à Londres le 19 juillet. De facto, le quartier abritant une forte population bangladaise, était envahi par les manifestants. Après le 24 juillet, le 26 un homme asiatique avait agressé des policiers à l’aéroport de Manchester. Cela  avait  déclenché une réaction violente. L’exacerbation de cette agression était faite par un clip vidéo, qui montrait d’abord un policier piétinant l’homme asiatique. C’est ainsi que les députés travaillistes locaux,  se sont avec raison rangés du côté de l’homme arrêté, déplorant la brutalité policière. D’où la ville de Rochdale était envahie de manifestations de colère. Il y a eu cet autre fait d’un migrant kurde sans-abri, qui  poussa le 30 juillet, un homme sur les voies du métro car, trois femmes l’avaient mis en colère en se moquant de lui.

De manière générale, les faits et chiffres dressent un tableau sombre au Royaume-Uni. La criminalité est montante dans tout le pays. Et le nombre d’agressions au couteau atteignent déjà 50 000 par an. Ce sont en plus des statistiques officielles. Cependant, 6 % des crimes signalés ont abouti à une inculpation. Pire, la police métropolitaine n’a pas réussi à résoudre un seul crime de quartier, dans 166 zones de Londres en trois ans. En plus, le parti travailliste prévoit la libération anticipée d’environ 10 000 détenus condamnés à des peines allant jusqu’à cinq ans des prisons surpeuplées du Royaume-Uni. Et pendant ce temps, la police britannique se prépare avec raison, à faire face à de nouvelles manifestations prévues dans les semaines à venir. Le substantiel étant de remédier graduellement à cette situation de faits.

Par Thierry Mbassi, Ph.D en Histoire des Relations Internationales
Expert  des Organisations Internationales, et en Questiond de développement  économique et social

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