Monde

Gabon. Le Parti démocratique gabonais (PDG) n’a plus droit au pouvoir pour les trois prochaines années.

Les commissaires du dialogue national inclusif au Gabon se liguent contre le PDG.

Ali Bongo et ses sbires rayés de la carte politique gabonaise, faute de leur responsabilité dans la situation sombre du pays durant 14 ans.
Par Darielle Pemba


“ Le PDG, le PDG, le PDG… . Le PDG, l’unité nationale”. Cette sonorité qui a bercé bon nombre de gabonais et la célèbre main blanche aux contours verts, symbole emblématique du parti, ne sont plus de mise sur le territoire national. Pour cause, à l’issu du dialogue national inclusif qui s’est achevé ce 30 avril 2024 au stade d’Angondjé au Gabon, le parti démocratique gabonais est suspendu de toute activité politique pour les trois prochaines années. La raison, selon RFI, est que ce parti est tenu pour responsable dans la situation calamiteuse dans lequel le pays se trouve.


Rappelons que le parti a été créé par Omar Bongo en 1953 sous le nom de Bloc démocratique gabonais (BDC). Il prendra son nom actuel en 1968. À la mort d’Omar Bongo en 2009, c’est son fils et nouveau président de la république gabonaise qui reprend les rênes du parti. La plupart des ministres et hauts cadres de la république était issue du pdg, ce qui faisait du parti le plus populaire du pays. Le parti était critiqué pour sa forte influence dans la gestion de l’Etat, mais surtout de sa longévité au pouvoir à travers les élections présidentielles et législatives en sa faveur.


Aujourd’hui, à l’aune d’une reconstruction politique et sociale du pays, tout est fait pour déraciner les fondements historico-politiques du parti. Ainsi Ali Bongo et certains de ses collaborateurs sont empêchés de pratiquer toute activité politique dans le pays.

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